18 novembre 2004
Très chers amis,
Jean quitta Nairobi, Kenya, le 30 juin. Le lendemain, il fut reçu par le maire et les conseillers de la ville de Thika où on lui remis une plaque commémorative. Le 12 juillet, il passe la nuit à la mission des surs de St-François. Le lendemain matin, il visite les différents groupes détudiants et Sur Joanne écrit : « Quel modèle dinspiration sur la détermination il représente pour nos étudiants » La mission catholique de Timau est située à 7200 pieds sur les pentes du Mont Kenya et Jean aura à monter jusquà 9000 pieds avant de redescendre au niveau de la mer à Isiolo. Pendant quil était encore à Nairobi, il avait beaucoup discuté avec des amis sur la route la plus sécuritaire vers lÉthiopie et il dû abandonner la route quil avait projetée pour une autre qui était à peine plus sure. Elle était sans danger, lui disait-on, jusquà Isiolo. Passé cette ville, située un peu au nord du majestueux Mont Kenya, il nétait pas permis de circuler seul et encore moins à pied. Les policiers organisaient des convois pour traverser ces zones dangereuses à cause de la présence de déserts, de bandits, de lions et déléphants et aussi de mines antipersonnelles. Il dû donc se conformer aux ordres et atteignit Moyale, à la frontière Kenya/Éthiopie en un temps record.
À Moyale du côté de lÉthiopie, il fit traduire sa petite enseigne en Amaric, lune des 80 langues officielles de ce grand pays et entrepris la longue montée vers la capitale, Addis Ababa. LÉthiopie possède une culture quil trouva différente des autres pays dAfrique quil avait traversés. Il y vit des nids de termites avec une architecture étrange, dîna avec des voyageurs Allemand et Autrichien. Il admira les ruines du Fortino di concillor » qui date de linvasion italienne, les grands dromadaires qui par chance sont moins dangereux que les lions et fit la rencontre de Allan, un Australien dorigine chinoise qui marcha durant 2 jours avec lui et lui fit cadeau dune ravissante paire de bas de laine australienne fabriquée en Chine.
Les paysages sont magnifiques et les enfants, omniprésents le suivent souvent sur quelques kilomètres. Quelques-uns nont jamais vu de Blancs alors, imaginez-leur excitation! Certains aussi possèdent une riche collection de scarabées! Le 1er août, à Dila, il visite lorphelinat de la mission Don Bosco où il essaie tant bien que mal de se faire comprendre des petits pensionnaires.
Il visite, en véhicule, des endroits hors de sa route, dont le site archéologique Taddebe avec ses monuments en forme de phallus. À Shashemene, il assiste à la procession religieuse dominicale. LÉthiopie est lun des pays du café et contrairement à beaucoup de pays producteurs, les Éthiopiens consomment beaucoup de leur production. Il nexiste pas de café instantané produit par des multinationales occidentales et préparer et boire un café est une sorte de rituel.
Un peu avant Mojo, environ 75 kilomètres au sud dAddis Ababa, Jean rencontre Alebachew Teka, animateur dun show télévisé très populaire qui le conduit en voiture jusquà la capitale. Rendu à Addis, il est reçu par Daniel Tsigue, un Éthiopien quil avait rencontré dans un village du Sud du pays. Daniel laidera à se rendre à lambassade du Canada, à trouver un endroit où il peut se procurer un peu dargent, enfin toutes ces courses contraignantes mais indispensables. Les séjours dans les grandes villes sont toujours très prenants et excitants. Alebachew Teka a fait un beau reportage avec Jean dans les rues de Addis Ababa et aussi dans un orphelinat de la capitale.
Après quelques jours, Jean est retourné marcher les 75 kilomètres quil avait fait en voiture et après avoir obtenu son visa pour le Soudan, il quitte Addis Ababa en direction de Khartoum.
Depuis le Kenya, les contacts par Internet sont rares et distancés mais nous réussissons à maintenir le cap.
Grande nouvelle : le premier volume sur la grande marche de Jean est en élaboration et nous comptons bien terminer son écriture vers lautomne 2005. Restera ensuite de trouver une maison dédition qui acceptera de le publier. Si quelquun parmi vous connaît quelques trucs sur la façon de procéder au sujet de lédition et la publication, nous vous remercions de nous en faire part parce que nous sommes tout à fait novices dans ce domaine.
À la prochaine
Luce
Note : Si vous préférez ne plus recevoir la mise à jour du périple de Jean, sil vous plait, écrivez-moi et jenlèverai votre adresse de notre liste immédiatement. Par contre, si vous désirez continuer à les recevoir et que vous changez votre adresse de courriel, avisez-moi pour que je mette votre adresse à jour.
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